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Une
évolution s'esquisse dans la seconde moitié du Xème siècle
: on passe de l'imitation des modèles antiques, conçus
comme la référence principale de la création
artistique, à un "credo" différent, plus
spirituel, qui s'affirme au début du XIème siècle
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Datée
du 10ème siècle cette icône quadripartite représente,
dans sa partie supérieure, l'apôtre Thaddée (Judas) et
le roi Abgar recevant l'effigie du Sauveur "non faite
de main d'homme" (un thème iconographique très
rare).
Dans la partie inférieure, quatre saints sont représentés
en pied.
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Un
exemple de cette nouvelle orientation qui se vérifie
surtout dans les autres genres picturaux (fresques et
miniatures) est fourni par une petite icône de saint
Philippe, représenté avec le Christ bénisseur, d'après
un modèle iconographique typiquement byzantin. L'oeuvre
conserve une inspiration classique mais privilégie la
dimension intérieure et spirituelle : le visage allongé,
les grands yeux ombrés, la silhouhette élancée, les
jeux d'ombre et de lumière qui souligent le drapé du vêtement,
renforcent l'apparence immatérielle du personnage. La
figure en est transfigurée : les pieds détachés du sol,
le personnage semble en suspension devant le fond doré,
comme s'il provenait d'une autre dimension de la réalité.
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La
dynastie impériale macédonienne s'éteindra en 1057 et débutera
alors la période des Comnènes.
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