Christ Acheiropoietos
"qui n'est pas fait
de la main de l'homme"
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Entre
la fin du XVIIème et le début du XVIIIème siècle, la
renommée des iconographe de Palekh, des artistes paysans
dotés d'une technique plutôt rudimentaire, se répandit
dans toute la Russie, alors que déclinait la réputation
des centres les plus anciens. Les peintres de Palekh avaient
atteint un rare degré de maîtrise professionnelle, si bien
que le village finit par éliminer tous ses concurrents. Les
ateliers produisaient une grande quantité d'icônes qui
étaient vendues bon marché. Ce commerce aboutit à la
dégradation des canons iconographiques et à
l'affaiblissement des techniques picturales. Les icônes de
Palekh s'imposèrent donc, sinon comme des objets d'art, du
moins comme de remarquables produits artisanaux. Le village
de Palekh comptait quelque six cents peintres
d'icônes.
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Vierge du Signe
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Les couleurs à l'huile
commençaient à se répandre même si la peinture était
le plus souvent une peinture à la détrempe à l' oeuf.
La technique fondamentale était le plav : un dégradé
délicat, obtenu grâce à trois passages dégradants de
couleurs au-dessus du sankir (chair), permettait de
modeler les traits du visage.
Au XIXème siècle, la
demande d'icônes associées à toutes les activités de
la vie quotidienne suscita une énorme production. Les
oeuvres issues de cette production se signalent par la
simplicité de la composition. Le dessin se réduit à une
esquisse et les couleurs se cantonnent dans une gamme
rudimentaire caractérisée par la tonalité orangée des
rouges. Les fonds sont souvent en argent doré au
vermeil.
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