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Les cruelles innovations
d'Ivan le Terrible et les guerres que la Russie fut
contrainte d'entreprendre contribuèrent à affaiblir le
pays. Après une période de luttes, la victoire de Michel
Romanov permet de restaurer l'unité nationale. La
production artistique connut un nouvel essor mais jusqu'au
milieu du siècle, les artistes puisèrent aux sources de
l'ancienne tradition. Même si les canons traditionnels
étaient respectés, l'iconographie perdit sa dimension
spirituelle et s'éloigna du message de foi inhérent à
l'art de l'icône.
L'école des Stroganov qui
se forma à la fin du XVIème siècle reçut son nom d'une
famille de riches négociants, propriétaire de vastes
domaines.
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Les artistes de l'école
des Stroganov considéraient l'icône comme une
représentation qui devait inviter les fidèles à la
prière. Des icônes traitées dans le style de la miniature
étaient apparues et amenaient le spectateur dans un monde
irréel et merveilleux. Les oeuvres des Stroganov se
contentent d'évoquer le monde céleste mais ne sont pas en
mesure de le représenter. L'attention est surtout portée
sur la beauté formelle de la représentation. Ce style
raffiné s'imposa comme un modèle aux artistes russes.
à gauche :
Exaltation de l'icône de
la Vierge de Vladimir
(Simon Ouchakov) .
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Procope
Tchirine : saint Nicétas guerrier
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Vierge de
Tolga avec des scènes des miracles de l'icône
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Nikifor
Savine, le Miracle de saint Théodoret de Cyr
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