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A l'époque paléochrétienne, l'art de la Méditerrannée
avait encore
une certaine unité. Ce ne fut plus le cas au VIème siècle, sous le
règne de Justinien. Malgré les épisodes tourmentés de son histoire,
l'art byzantin se signale par un extraordinaire attachement à la
tradition.
Constantinople constituait le foyer unique où se décidaient les
programmes et se formaient les goûts artistiques. L'objectif ultime de
l'art consistait à exprimer la signification profonde et invisible des
choses.
Les premières icônes conservées datent du VIème siècle. Elles
incarnent le passage de la peinture antique à une nouvelle conception de
l'icône. Cette période est illustrée par trois icônes d'une rare
qualité :
Le
Christ Pantocrator
La
Vierge en Majesté
Saint
Pierre
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le Christ
Pantocrator icône
à l'encaustique (VIème siècle)
la plus ancienne
représentation sur panneau du Sauveur |
Etude
des ces trois icônes :
Les
visages animés, les regards vifs et pensifs , les jeux chromatiques,
rappellent le portrait hellénistique. A l'inspiration classique s'ajoute
une forme de spiritualisation de l'image. La figure la plus classique est
celle de saint Pierre, représenté de face comme s'il s'agissait du
portrait d'un personnage concret. Les traits sont fortement
individualisés. Les trois médaillons au-dessus du saint représentent le
Christ, la Vierge et saint Jean l' Evangéliste. L'iconographie n'est pas
encore soumise à des canons rigides. Les figures ne correspondent pas
encore au sujet de la Déisis qui apparaîtra plus tard. L'
Icône la plus importante est celle du Sauveur qui porte l' Evangile et
lève la main en signe de bénédiction : c'est le rôle du Pantocrator
qui jouera un rôle essentiel dans l'art byzantin. L'image qui domine est
destinée à la prière. Le visage exprime un sentiment de paix
universelle et de contemplation idéale. La touche et la facture se font
plus discrètes, les contours s'estompent, la luminosité s'accroît, le
modelé sculptural des volumes les détache de la réalité et leur
confère un caractère idéal. Le visage du Christ correspond ainsi au
modèle des icônes : elle exprime la contemplation silencieuse, la paix
intérieure, l'absence d'émotions violentes.
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icône peinte à
l'encaustique du milieu du VIème siècle (Constantinople -
monastère Sainte Catherine-du-Sinaï
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La
Vierge en majesté avec des anges, saint Théodore et
saint Georges :
La
Vierge en Majesté avec des anges, saint Théodore et
saint Georges associe l'héritage de l'antiquité et
les caractéristiques propres à l'art de l'icône, la
Vierge vêtue de vêtements sombres apparaît comme une
forme essentielle, éloignée des préoccupations
terrestres. Les visages des saints dégagent une
impression de paix et de recueillement intérieur
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Saint Pierre :
icône
peinte à l'encaustique aujourd'hui conservée au monastère
Sainte Catherine-du-Sinaï.
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