le XIIème siècle

 

L'icône de la Vierge à l'Enfant 

en mosaïque au fond richement décoré. 

L' oeuvre incarne le retour aux figures monumentales empreintes de calme et de dignité.

 

 

 

 

 

L'icône byzantine éprouve une prédilection pour l'or : elle s'en sert à profusion pour couvrir les fonds (de fines feuilles d'or pur) et pour souligner le volume des vêtements et des décors d'architecture (de fines hachures dorées : l'assiste). Ce goût de l'or est un héritage de l'Antiquité classique. Reçue de l'Antiquité païenne, la métaphore de l'or, symbole de la lumière, fut enrichie par l'iconographie chrétienne : l'or, "couleur des couleurs", n'existe pas dans la nature et symbolise donc la lumière incréée qui investit la créature, la transfigure et lui permet déjà de goûter au paradis. L'or est toujours un indice de la présence divine. Dans les églises byzantines, la même signification est attribuée à l'or des coupoles qui symbolise le feu de la prière et la Jérusalem céleste.

 

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St Georges et St Démétrios

 

Un courant particulier est illustré par l'icône de l'Annonciation (icône 4) conservée au monastère Sainte Catherine du Sinaï, qui rappelle les fresques de Macédoine et de Grèce : au lieu d'adopter la vigoureuse simplicité des icônes précédentes, la composition privilégie la complexité d'un mouvement tourbillonnant, d'un raffinement extrême. La tension dramatique est accentuée par les jeux de reflets qui animent la surface du tableau. Le style maniériste qui domina l'art byzantin du XIIème siècle devait pourtant s'éteindre rapidement car il ne correspondait guère à la sensibilité orthodoxe.

 

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l'Annonciation

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