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voir
ou regarder une icône ?
Je me
suis employée à reprendre les définitions du
dictionnaire :
voir :
percevoir
quelque chose par le sens de la vue, considérer avec
attention.
Dans son sens figuré, voir correspond
à constater
regarder
: être vis-à-vis, faire attention J'en
déduit donc que pour lire une icône, il faut la
percevoir ou mieux encore l'apercevoir, c'est-à-dire,
toujours au sens éthymologique : la découvrir par
l'action de l'esprit. Ce mécanisme se déroule souvent
lors de l'observation où le temps est aboli et ce n'est
qu'à ce moment là que les messages de l'icône nous
parviennent. Lorsque
nous imprégnions cette image à nos yeux physiques en
prenant le temps et le soin de ne pas laisser s'installer
de préjugés ou d'à priori, le message se fait jour par
le ressenti. Je peux donc ressentir la douceur qui émane
de cette icône : une
âme d'une grandeur exceptionnelle (les yeux, qui, dit-on
sont le miroir de l'âme), le silence
(le bouche est de petite taille). Si elle se tait, elle
peut écouter et comprendre l'autre. Elle
porte un "enfant" Seul son amour
inconditionnel lui permet de porter son enfant sans pour
cela qu'il soit une charge (en effet, si je prolonge la
ligne de la jambe, je vois que le bras qui le porte est
en-dessous). Elle ne produit donc aucun effort physique
pour le tenir dans ses bras tandis que sa main gauche est
sur son coeur. Je remarque aussi que cet
"enfant" a un corps et un visage adultes. Pour
une mère, son enfant est un dieu qui reste, pour elle, toute la vie
durant, un
enfant, "son enfant" et pourtant il grandit, devient adulte mais
la mère le porte et le portera toujours quelque soit ses actes. Je
crois que par cet amour, la mère devient vierge de toutes scories
amenant ainsi l'élévation de ses vibrations (l'auréole
naît de cette qualité extrême) car elle
atteint là le plus haut niveau de l'Amour et elle y
parvient pour avoir transcendé cet amour filial émouvant et
plein de tolérance lorsque son enfant est petit mais conserve
encore toute sa puissance lorsque son enfant est adulte et
exposé aux défauts humains, la mère ne voit en lui que
l'innocence de son enfant dès qu'elle l'a vu naître car
son regard n'a absolument pas changé.
Ce serait là non plus les
yeux physiques mais les yeux du coeur, ceux qui accordent le
pardon de toutes les fautes.
L'icône
est cernée d'images de prophètes satellisés
autour des deux personnages. Je
peux donc en déduire que nous attirons ce que nous sommes
a
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